Jeudi soir, à la salle polyvalente, l'association locale Sous le Vent les Pieds Sur Terre ont organisé une conférence-débat sur le thème des algues vertes et de
la santé. Ce rendez-vous a été animé par le Dr Claude Lesné et Claude Guyomarc'h, administrateur d'Eaux et Rivières et ancien chercheur à l'Inra. 160 personnes étaient présentes
Se prémunir contre les effets nocifs
De nombreuses associations se mobilisent, dans les terres et sur le littoral, pour faire entendre leur voix. En revanche, les politiques continuent à rester sur
la réserve. Après avoir expliqué le fonctionnement de l'appareil respiratoire, Claude Lesné, du CNRS et du département de santé publique, à Rennes 2, a démontré comment l'inhalation d'hydrogène
sulfuré pouvait en quelques minutes provoquer la mort, suite à un oedème pulmonaire. Il a aussi indiqué que l'hydrogène sulfuré, l'ammoniaque, etc. ont aussi leurs effets nocifs dans la vie de
tous les jours et a invité les éleveurs à se prémunir dans leurs exploitations.
Risque sur l'eau potable
Puis, Claude Guyomarc'h a parlé des algues bleues, moins visibles puisque microscopiques. Ce sont elles qui ont conduit à prendre des mesures de restriction
(baignade, pêche), sur les plans d'eau de Glomel et Maël-Carhaix, l'été dernier. «Si les algues vertes sont des excès de nitrates que la mer vomit sur les plages, les algues bleues sont surtout
dues à un excédent d'azote et de phosphore, dans les eaux douces. Elles captent l'oxygène et prolifèrent à une allure vertigineuse dans des conditions favorables (eaux stagnantes, chaleur...).
C'est un autre problème de santé publique. L'écosystème en pâtit et il y a des risques au niveau de la potabilisation de l'eau», a-t-il expliqué.
L'UDB Kreiz breizh a apporté son soutien au rassemblement qui était organisé par Diwan dimanche 25 octobre au salon du livre à Carhaix, en écho
aux manifestations qui étaient organisées le 24 octobre à Bayonne et à Carcassonne pour exiger de l’Etat la reconnaissance des langues régionales.
L'UDB Kreiz Breizh rappelle que seul un transfert de compétences et de moyens financiers, vers le conseil régional de Bretagne, pourra permettre la mise en
place et la gestion d'un véritable plan de développement de l'enseignement bilingue en Bretagne : formation des enseignants, carte scolaire...
Le 20/10/2009 A l’attention de : Rozenn Milin, déléguée Générale de la Fondation Chirac pour la préservation de la diversité
culturelle et linguistique.
Programme Sorosoro.
Fondation Chirac
14, rue d’Anjou
75008 Paris
R : 091020
Objet : n'omp ket marv ! Nous ne sommes pas morts !
Madame,
Ce courrier fait suite à un article paru dans le journal Le Monde du 2 octobre 2009, intitulé « Une diversité linguistique fragile ».
Il nous semblait important de faire remarquer, tant à la fondation Chirac qu’au journal Le Monde, que cet article, plutôt bon par ailleurs, cache mal la misère médiatique des langues minoritaires
(disons plutôt minorisées) en France.
Il n’existe aucun statut pour les écoles bilingues par immersion. Diwan n’est donc toujours pas intégrée à l’Education Nationale et vit, pour
l'essentiel, par le soutien massif des militants de la langue bretonne. Il n’existe, en Bretagne, aucune télévision régionale. Aujourd’hui, les émissions télévisées en langue bretonne totalisent
un peu moins de 3h de programmes inédits par semaine, durée qui a d'ailleurs sensiblement diminué par rapport à l'année dernière. Il n’existe, en Bretagne, aucun cours institutionnalisé sur
l’histoire de notre région et donc pas d'initiation "massive" à la langue bretonne. Ajoutons qu’ouvrir une classe publique bilingue relève généralement du
parcours du combattant malgré la volonté populaire des bretons, bilingues ou non. En effet, à la question « Faut-il conserver le breton ? », 89% répondent clairement oui (sondage
TMO-Régions 2007). Cette année encore, le Rectorat refuse l’ouverture d’une seconde classe bilingue à Bruz (Ille-et-Vilaine) alors que 49 enfants y sont inscrits. Le Conseil régional de Bretagne,
après avoir voté un vœu en faveur d’une politique linguistique ambitieuse, en 2004, a demandé le droit à l’expérimentation dans le domaine linguistique, droit qui lui a été refusé sans aucun
motif.
Les exemples sont nombreux et il est clair que le blocage vient de l’Etat. Alors plutôt que de verser des larmes de crocodile, la fondation
Chirac ferait bien de regarder aussi ce qui se passe chez nous et de médiatiser davantage le scandale du traitement de la diversité linguistique en France. Aussi, nous attendons de la fondation
Chirac le même engagement en faveur de la diversité linguistique en France que dans le reste du monde. ! Au passage, nous aimerions aussi vous faire remarquer que l’article en question
comporte une erreur : le manxois n’est pas une langue morte. L’UNESCO l’a d’ailleurs reconnu après avoir reçu une lettre d’enfants de 7 ans qui s’attristaient de ce classement en tant que
langue « éteinte ». Comme eux, nous ne sommes pas encore morts !
Recevez, Madame, l’expression de nos salutations bretonnes les plus sincères.
Pour le groupe UDB au Conseil régional de Bretagne
La présidente, Naig Le Gars.
Note : copie à la rédaction du journal Le Monde.
Kuzul-rannvro Breizh
Strollad dilennidi an Unvaniezh demokratel Breizh
D’an 20/10/2009
Da : Rozenn Milin, penndileuriadez ar Fondation Chirac evit gwareziñ al liesseurted
sevenadurel ha yezhel.
Programm Sorosoro
Fondation Chirac.
14 straed Anjou
75008 Paris
R : 091020
Danvez : N'omp ket marv !
Itron,
Skrivet eo al lizher-mañ da heul ur pennad a zo bet embannet e-barzh ar gazetenn "Le Monde", d’an 2 a viz Here hag anvet " Ul liesseurted yezhel
bresk". Pouezus eo deomp lakaat da verzout, d’ar Fondation Chirac ha d'ar gazetenn "Le Monde", daoust m’eo dedennus ar pennad-se , ne laka ket war-wel an druegezh vediaouek e-keñver ar yezhoù
bihanniver (lâromp kentoc'h minorelaet) e Frañs.
N’eus statud ebet evit ar skolioù divyezhek dre soubidigezh. N’eo ket enframmet c'hoazh Diwan en Deskadurezh Stad hag e kemer e nerzh, evit ar
sklaerañ, diwar skoazell a bouez-kenañ difennerien ar brezhoneg. N’eus, e Breizh, skinwel rannvroel ebet. Hiziv an deiz, hollad an abadennoù e brezhoneg ne sav ket da 3 eurvezh a brogramm nevez
bep sizhun, ha digresket eo un tammig zoken e-keñver ar bloavezh tremenet.N’eus, e Breizh, kentel ebet war istor hor rannvro
na, war un dro, kentelioù brezhoneg kinniget d’an holl. Lâromp ouzhpenn eo start-kenañ digeriñ ur c'hlas publik divyezhek daoust da volontez ar Vretoned, ha pa vefent divyezhek pe get.Ha setu ar goulenn talvoudus : „ Hag un dra vat eo mirout ar brezhoneg ? 89 % eus an dud a respont „Ya“( hervez ar sontadeg TMO-Régions- 2007).
Nac'het eo bet gant ar Rektoriezh, ar bloaz-mañ c'hoazh, digoradur, un eil klas divyezhek e Bruz (Il-ha-Gwilen) daoust ma oa 49 bugel enskrivet dija . Kuzul-rannvro Breizh, goude bezañ votet ur
mennad a-du gant ur politikerezh divyezhek uhelek e 2004 en deus goulennet ar gwir da arnodiñ war dachenn ar yezh, gwir a zo bet nac'het, hep abeg ebet.
Kalz a skouerioù a zo c'hoazh ha sklaer eo e teu ar sparlañ deus ar Stad. Neuze, kentoc'h eget gouelañ dourek, gwell e vefe d‘ar Fondation
Chirac sellout ivez ouzh ar pezh a c‘hoarvez en hor bro ha mediaouekaat muioc'h c'hoazh gwallskouer gwallaoz al liesseurted yezhel e Frañs. Evit gwir, emaomp o c’hortoz ar memes engouestl evit al
liesseurted yezhel e Frañs hag e peurrest ar bed digant ar Fondation Chirac! Setu perak e plijfe deomp ho lakaat da verzout ez eus ur fazi en ho pennad : n'eo ket marv ar manaveg c'hoazh. En
anzavet en deus an Unesco goude bezañ resevet ul lizher digant bugale 7 vloaz o tristaat e oa hemañ rummet evel ur yezh varv. Evelto, n'omp ket marv!
Gant hor gwellañ gourc'hemennoù breizhek.
Evit ar strollad UDB e Kuzul-rannvro Breizh
Ar brezidantez, Naig Gars
Notenn: eilskrid da skridaozañ ar gazetenn "Le Monde"
La haute tenue et la qualité des expositions de nombreux artistes présentées dans le musée municipal du Faouët font honneur à votre ville.
L’exposition de cette année 2009, consacrée à Robert Micheau-Vernez, a permis de révéler au grand public un artiste aux talents multiples, tour à tour céramiste, sculpteur, peintre, dessinateur,
illustrateur, affichiste, caricaturiste, créateur de vitraux, d’icônes, de meubles, de costumes et de drapeaux, brodeur, sonneur de biniou, conférencier. Il a également été promoteur de la langue
bretonne qu’il a entendue à Brest, enfant, avec la bonne qui travaillait dans sa famille, et qu’il a apprise au contact de la population bretonne en fréquentant différents pardons et les
animateurs des associations de promotion de la culture populaire, Festival des Cornemuses, Bleun Brug, Festival Inter Celtique, Ar Falz... et aussi au sein des “Seiz
Breur“.
Tout au long de sa vie d’artiste, il s’est efforcé d’utiliser la langue bretonne dans ses œuvres : vitraux, peinture, illustrations de
livres, dessins...
Alors, Monsieur le Maire, pourquoi laissez-vous la langue bretonne à la porte du musée de la ville du Faouët, notre langue ne serait pas digne
d’être citée dans votre musée ?
Cette exposition était l’occasion d’offrir à la langue bretonne ses entrées au musée de votre ville. Pour des raisons que nous ignorons, vous
n’avez pas pu ou pas su lui donner au Faouët cette visibilité que les Bretons, dans leur grande majorité, et parmi eux les bretonnants du Centre-Bretagne, amateurs d’art et fréquentant votre
musée, aspirent pour elle. Nous espérons que la volonté de ce grand artiste de donner à la langue bretonne toute sa place dans son œuvre vous était méconnue.
De nombreux musées de Bretagne ont adopté une signalétique bilingue ou trilingue français, breton, anglais : Port-Musée de Douarnenez, le Musée
de Bretagne à Rennes, Le Musée de l’école à Bothoa, le Musée des Salines à Guérande...
À l’exemple de ces musées de Bretagne, nous attendons de votre part, la mise en place d’une signalétique bilingue et d’une traduction
systématique des expositions dans le musée de votre ville, par respect pour les artistes dont les œuvres sont exposées dans le musée et aussi pour exprimer votre volonté d’élu
de soutenir la langue bretonne qui est, comme notre patrimoine monumental ou artistique : musique, danse, peinture..., un vecteur de l’identité de Bretagne.
Veuillez recevoir Monsieur le Maire, l’expression de notre considération distinguée.
Herve ar Gall, Responsable de la section UDB Kreiz Breizh
Daniel Garrin, Responsable de la section UDB Pondi-Pourlet
En juin, le coup avait été réussi : 200
affiches avaient été collées sur les trains et les murs de la gare de Gwengamp. Le 10 octobre en fin d’après-midi, l’action a été rééditée. Et cette fois, ce sont environ 500 affiches qui ont été
placardées, portant les mêmes messages que la dernière fois : « Pelec’h ‘mañ ar brezhoneg ? Où est la langue bretonne ? » ; « Trawalc’h a dismegañs ! Assez de mépris ! » ; « SNCF : à nous de vous
faire préférer le train… de l’uniformité » ; « Direnket int gant ar brezhoneg ? Ca les dérange le breton ? ». Autant la joyeuse bande de membres d’Ai’ta ! présente était enthousiaste, autant le
chef de gare et les gendarmes tiraient la tronche ! Pendant presque trois quarts d’heure, des petits groupes en t-shirts et perruques oranges ont parcouru la gare pour s’attaquer aux trains et
refaire la décoration un peu passée de la gare, avec des affiches parfois collées très haut de crainte qu’elles ne se fassent enlever trop vite ! Mais voilà, les gendarmes ont un peu perdu
patience, et leur commandant nous a alors lancé : « Bon, vous faites encore un TER et vous arrêtez sinon on embarque tout le monde. J’ai des effectifs surdimensionnés aujourd’hui ! ». Oui, vous
vous rappelez ? C’était le jour où l’équipe de France de football jouait à Gwengamp contre les Féroé. Enfin bref, cela n’était plus bien grave, comme nous avions déjà collé quasiment toutes nos
affiches ! Malgré tout, on ne s’est pas éternisé, l’accueil par le personnel ayant été plutôt froid… et la police ferroviaire qui a commencé à pointer le bout de son nez ! Ca faisait un peu trop
de gens habillés en bleu, il était temps de rentrer à la maison ! Et se reposer avant la prochaine décoration de gare… celle de Gwened-Vannes le prochain coup !
L'UDB Kreiz Breizh apporte son soutien entier aux défenseurs de l'hôpital de Carhaix qui comparaissaient mardi au tribunal de Quimper, ainsi qu'à la personne
qui est convoquée au tribunal de Quimper le 20 octobre. Si les services de maternité et de chirurgie de l'hôpital fonctionnent toujours à Carhaix, c'est en grande partie grâce à la mobilisation
de la population et aux manifestations qui ont été organisées en mai et juin 2008, aussi l'UDB dénonce l'acharnement des élus de droite et des services de l'Etat contre ces personnes. Cette lutte
est légitime. Qu'attend Monsieur Christian Ménard pour faire amende honorable et retirer sa plainte contre ces défenseurs de l'hôpital qui ont œuvré pour le maintien des services publics en
centre Bretagne ?
Les Gwenn-ha-du étaient confisqués par la sécurité à l'entrée du stade samedi à Guingamp, lors de la rencontre France/Féroé, les vigiles les ont
stockés à côté des poubelles. Dans les tribunes, des groupes de trois ou quatre membres de la sécurité venaient pour arracher les drapeaux bretons d’entre les mains des supporters.
Le drapeau breton est présent, sur les plaques d’immatriculation des voitures de la région Bretagne, aux frontons des édifices publics :
mairies, Conseil régional…ainsi que dans la presque totalité des manifestations populaires en Bretagne : courses cyclistes, matchs de foot, manifestations paysannes ou
ouvrières, fêtes de l’été… Pourquoi cet acharnement contre le Gwenn-ha-Du qui est le symbole des Bretons tant en Bretagne qu’à l’étranger ?
La Bretagne est terre de football, l’accueil pour l’équipe de France a été des plus chaleureux, tout le public présent la soutenait, alors
pourquoi ce mépris pour le drapeau breton ? Les supporters voulaient marquer le soutien de la Bretagne à l’équipe de France. Le drapeau breton et le drapeau français côte à côte devaient
pouvoir représenter la diversité des pays dans la joie du sport. Les vigiles aux ordres de la FFF, du ministère de l’Intérieur (?) ont eu un comportement inadmissible. L’UDB attend des
explications de la FFF et des services de l’État.
La section UDB Kreiz Breizh s'élève contre le projet d'extension d'un poulailler industriel de plusieurs dizaines de milliers de pondeuses sur
la commune de glomel et espère que Monsieur Gérard Corveller, maire de la commune, et son conseil municipal, ainsi que les élus centre bretons, prendront position
contre ce projet.
Alors que de grands efforts sont faits pour développer la renommée et l'attrait du canal et pour préserver l'environnement exceptionnel du
Centre Ouest Bretagne, la réalisation d'un tel projet mettrait en péril plusieurs emplois dans le domaine du tourisme et augmenterait gravement les nuisances déjà présentes (odeurs, bruit,
mouches, passages de camions...).
Toute personne disposant d'un accès internet permettant de consulter des photos satellites (sur Géoportail ou Google Earth) peut constater par
elle-même la taille et l'emplacement des bâtiments déjà existants, tout près de la Grande Tranchée et à quelques centaines de mètres seulement, au nord-ouest, du bourg de Glomel, et juger des
inconvénients de ces installations.
L'UDB, qui plaide pour une agriculture paysanne respectant les habitants et l'environnement, appelle également les centres bretons à refuser
l'extension de ce grand « bagne à poules ». L'enquête publique ouverte en mairie de Glomel sera une première occasion pour la population
d'exprimer son opposition à ce projet.
Pour l'UDB Kreiz Breizh : Herve ar Gall, Patris Meallier
La taxe carbone fait l’objet d’un débat national médiatique important. Sa mise en œuvre et les nombreuses questions qu’elle soulève ne doit pas se limiter aux avis ou points de vue des seuls
experts ou représentants politiques de haut rang. Chacun-e d’entre nous est ou sera concerné-e. Des membres d’Europe Ecologie Brest ont souhaité que le débat s’organise aussi localement autour de
cette question. Ils vous donnent rendez-vous le 16 septembre.
« La taxe carbone en débat »
Du local (nos consommations d’énergie sont fortement émettrices de gaz à effet de serre) au global (c’est dès aujourd’hui, sur la planète des millions de personnes, pour la plupart les plus
fragiles touchées par des sécheresses, des inondations, des tempêtes, des incendies), sommes nous responsables ? Pouvons-nous et devons-nous agir pour lutter contre le dérèglement
climatique ?
La taxe carbone peut elle se révéler un outil pour inciter les ménages et les entreprises à adopter progressivement des modes de production et de consommation plus économes en
énergie ? Dans quelles conditions ?
Une taxe carbone solidaire ? Est ce possible ?
Hôtel restaurant « Le Vauban »
17 avenue Georges Clémenceau à Brest
mercredi 16 septembre à partir de 18h00
Déroulé :
18h00 : échanges en petits groupes (ateliers) sous la conduite d’animateurs
Derniers Commentaires